Jour 2034

Ce fut plutôt long, le paramétrage du blogue et le transfert des textes d’une plateforme à l’autre. Je n’en ai fait qu’un petit tiers, il me reste autour de cent vingt textes à transférer. Vers 16 heures, la plateforme WordPress, probablement trop sollicitée, fonctionnait au ralenti. Je profitais du long moment d’exposition de mes textes à l’écran pour les relire. Certains passages me donnaient des frissons de déplaisir mais d’autres me plaisaient tellement que je les lisais à haute voix à Jacques, je lui disais, sûre de moi :
– Écoute ça, c’est tellement bon !
Il émettait des onomatopées à la fin de mes lectures et j’ai préféré ne pas lui en demander la signification.
J’étais en pleine forme à cause de mes quinze heures de sommeil. Sur le chemin du retour, le soir, à 23 heures, j’aurais pu conduire jusqu’en Gaspésie. Comme, étant raisonnable, je ne suis pas allée en Gaspésie, j’ai pris le temps de fouiller dans ma bibliothèque, à mon arrivée à la maison, pour retrouver mes livres de Violette Leduc. Je n’en ai plus qu’un seul, Ravages, et à cause du titre je ne l’ai même pas ouvert. Mais je devrais. Violette Leduc a écrit sa vie, un peu comme j’écris la mienne, elle ne cède pas une part très importante à la fiction. Ce serait intéressant de comparer nos approches. Nous n’avons pas du tout emprunté les mêmes avenues, cela étant. Homosexuelle, elle a vécu deux passions amoureuses auprès d’hommes homosexuels.
Je cède facilement à la paresse quand vient le temps de lire quelqu’un d’autre que moi. André me demandait justement, la semaine dernière :
– Qu’est-ce que tu lis en ce moment ? Moi je lis Les mémoires d’Hadrien.
– Je me lis moi-même, ai-je répondu, un peu piteuse.
– C’est bien, a-t-il répliqué.
Je ne dirais pas que c’est une bonne chose, mais c’est en grande partie causé par un manque de temps.
J’ai trouvé le titre du manuscrit que je vais envoyer à mon éditeur. Ce sera Au début, j’écrivais sur Facebook. Quand je lui ai dit ça, Jacques s’est mis à rire et a semblé apprécier.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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