J’ai passé une bonne partie de la matinée avec une conseillère financière, pas la première qui se tripotait les cheveux, une autre, dans une autre institution. Très bien organisée. Cheveux longs et pas attachés. Elle ne les a pas tripotés une seule fois. Signe distinctif, elle portait un élastique bleu au majeur de la main gauche, comme on porte une bague, des fois qu’elle aurait voulu se faire une queue de cheval. Elle me donne des informations qui me semblent aller dans le sens de celles que j’ai reçues jusqu’à ce jour de deux autres personnes. Or, l’après-midi, il se passe ceci : je rencontre le papa d’Emma pour lui proposer le partage de nos biens. Il m’écoute les bras croisés sur la poitrine, et s’étonne que mon discours ne fasse pas état du gain de capital. Ah. Bizarre en effet, d’autant que la conseillère fait son travail depuis plus de dix ans, m’a-t-elle dit ce matin. Je ne serais pas étonnée que le gain de capital, entièrement occulté ce matin, fasse partie des enjeux réels de notre partage. J’ai eu l’occasion de constater à plusieurs reprises, lors des démarches administratives qu’a entraînées le décès de François, que les conseillers connaissent leur domaine d’expertise immédiat sans pouvoir cependant le situer dans un contexte ne serait-ce qu’un petit peu plus large.
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