Jour 2090

La conversation que j’ai eue avec le père de chouchou a eu des répercussions sur ma personne. Je me suis endormie passé minuit et j’ai rêvé à lui. Encore une fois, et toujours dans la veine de l’amour qui chamboule absolument tout, mes sentiments envers le père d’Emma, dans ce rêve, me broient les tripes, me scient les genoux, me font palpiter le cœur. J’ai vécu la nuit dernière, en peut-être moins d’une minute –comment connaître la durée d’un rêve ?–, le condensé hyper concentré de mes quatre premières années d’amour avec cet homme. À l’époque, quand il partait travailler le matin, je me rendais respirer ses habits dans son placard pour m’imprégner de lui en son absence ! Et oui, j’ai fait cela.

Un autre homme aurait-il pu me faire tourner la tête autant, à la même époque ? Je dirais que oui. Aujourd’hui, l’expérience aidant, je souhaiterais rencontrer un homme et l’aimer pour ce qu’il est, je voudrais partager et vibrer pour et avec lui. Ce n’est pas tant l’absence d’un compagnon qui me dérange depuis le décès de François, que l’idée que l’absence de compagnon ne s’avère pas temporaire mais permanente. Seigneur ! Ce qui est dommage aussi, quand je pense au père d’Emma, c’est que le premier sentiment qui se manifeste en moi n’a rien à voir avec l’amour. Je ressens plutôt une lassitude pour avoir traversé une trop longue période de vie commune étiolée.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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