Jour 2080

Voici, dans l’ordre chronologique, les surprises qui se sont accumulées et qui sont en lien avec mon portefeuille. D’abord, première neige. Balcon arrière tout blanc. Chatonne craintive de sortir. Je m’apprête à aller balayer, à 6h30 du matin, en robe de chambre, quand même chaude en polar mais il me manque des bottes. Va chercher les bottes. Je leur découvre une semelle pendouillante, on dirait un défaut de fabrication car je ne les ai pas beaucoup portées ni achetées trop étroites ou trop petites. Plus tard, j’arrive au bureau et je lace mes chaussures, une fois enlevées d’autres bottes que j’ai portées pour le trajet. En allant me chercher un verre d’eau, c’est toujours la première chose que je fais en arrivant au travail, je trouve que ma démarche est bizarre : je soulève un pied, le talon est décollé.

Le midi je m’en vais au HEC m’amuser avec Oscarine, sans savoir encore que j’allais y faire la rencontre amusante. Pendant le trajet, la fermeture éclair de mon manteau commence à s’ouvrir du bas vers le haut, me donnant l’impression d’être vêtue d’une cape. Le soir, j’enlève mes beaux gants de cuir en arrivant à la maison, je leur trouve une fente à l’endroit stratégique de la couture qui va du pouce à l’index. Seigneur !

Ce matin, chouchou, qui est en pédagogique, me dit qu’elle aimerait manger au Thaï Express. Elle doit quand même aller à l’école –comme moi qui suis au travail bien qu’ayant déclaré une journée de vacances aujourd’hui. Je lui donne 10 $. Elle ajoute, tirant son information de son IPod placé sur la table à côté de son bol de céréales, qu’elle va peut-être aller au cinéma voir le dernier Twilight. J’ajoute un autre billet de 10 $ et je lui dis de laisser faire le pop-corn. Puis, après mûre réflexion, elle me dit que ce serait bien qu’elle aille à la master class de James Galway, à McGill, le soir.
– Est-ce payant ?, lui demande sa maman.
Elle ne le sait pas, alors par prudence je lui donne un autre billet. Au final, elle part avec tout ce qu’il y a d’argent papier dans mon portefeuille. Je garde les pièces, j’en aurai peut-être assez pour un café.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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