Jour 2139

C’est quand même drôle que j’aie écrit récemment avoir eu l’impression d’émerger du monde des morts, dans la mesure où, hier, je me sentais morte d’épuisement. Quand je suis morte de cette façon, je me sens dépressive. Quand je suis dépressive, je me déprécie. Quand je me déprécie, je souffre. Quand je souffre, j’ai mal. Quand j’ai mal, je suis tout sauf morte. Allez y comprendre quelque chose.

C’est aussi difficile à comprendre que le calcul auquel nous nous sommes prêtées, Emma et moi. Nous étions au Provigo pour acheter du jus. Il y avait sur les étagères des paquets de trois boissons qui se vendaient selon la formule de quatre paquets pour cinq dollars. Nous avons pris huit paquets en prévision d’un achat de quelque dix dollars plus taxes. Or, à la caisse, le montant s’élevait à trente dollars quelque chose. J’ai accepté de payer, plutôt que de tout annuler, et nous avons passé le chemin du retour à essayer de calculer à combien revenait une seule boisson, partant du principe que nos paquets contenaient non pas trois boissons mais le double, six. J’encourageais Emma qui calculait à ma place, en ponctuant son calcul d’onomatopées qui semblaient vouloir dire Exact, En effet. Arrivée à la maison, je déballe nos achats pour réaliser que nos paquets contenaient huit boissons ! Emma a donc compté tout ça pour rien, mais je retiens de l’épisode que je suis sortie avec ma fille. Elle est gentille car elle me laisse lui tenir la main et l’embrasser dans le cou, sur le trottoir, devant tout le monde, et cela n’a pas de prix !

Avatar de Inconnu

About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire