J’ai souvenir d’une séance avec ma psy, elle m’avait demandé ce que j’aimerais faire avec l’homme qui partageait ma vie à ce moment-là, dans la mesure où j’exprimais que nous ne faisions plus rien ensemble. Je n’exprimais pas la chose d’une manière aussi neutre, probablement. Je devais me plaindre qu’il ne faisait qu’écouter la télévision et qu’il ne détournait même pas son regard de l’écran quand je lui parlais. Ça, ça ressemble plus à ce que je devais raconter à cette époque-là. Toujours est-il que j’avais répondu que j’aimerais, tout simplement, le soir, pendant une vingtaine de minutes peut-être, marcher avec lui, faire ce que j’appelle « le tour du carré », observer ce qui se passe dans le quartier. Rien d’excitant, mais c’était ma réponse et ce le serait peut-être encore maintenant.
Je demande à chouchou si elle veut que nous allions marcher dehors. Elle me regarde et me dit qu’à part le jus, que nous avons acheté la veille, elle n’a pas de raison de vouloir sortir. Je lui dis que c’est pour faire comme la veille, justement. Elle se contente de ma réponse et m’exprime qu’elle ne peut y aller vêtue comme elle l’est, avec ses shorts qui lui font si bien mais qui sont très courts. Alors elle part se changer et nous sortons dehors, à l’aventure, enlacées. Sur notre chemin, il ne s’est absolument rien passé de particulier. Mais j’ai adoré.