Jour 2130

Hier midi, je suis allée au service d’impression de l’université faire plastifier une photo d’Antoine Désilets que j’ai découpée dans La Presse. Elle représente un homme amputé d’une jambe, en béquilles, qui donne l’aumône à un cul-de-jatte assis sur une planche à roulettes. Je vais aller la chercher tout à l’heure, quand j’aurai écrit cet article du jour. Je voudrais coller la photo sur la porte extérieure de notre bureau, visible du corridor, donc, quand la porte est fermée, mais il faut que j’en parle à ma collègue. Cette photo va dans le même sens que ce qui m’est arrivé ce matin. Je ruminais mes problèmes en me rendant au travail, si on peut appeler ça des problèmes. Arrivée au bureau, je reçois un courriel d’une amie cinquantenaire comme moi qui vit de véritables problèmes d’ordre familial. Puis une collègue belle et jeune entre me porter un dossier en faisant état de ses difficultés, qui sont cette fois architecturales, en ce sens que les fondations de sa maison sont dangereusement fissurées. Arrive ma collègue de bureau qui me raconte certaines difficultés qu’elle craint ne jamais être capable de régler. Je descends me chercher un café et je croise un collègue qui a de la misère à marcher. Il me dit que c’est un problème structurel. Alors, je vais essayer de trouver mieux à faire que ruminer, dans les prochaines minutes, en allant chercher ma photo.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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