Ces derniers mois sinon années, j’avais toujours quelque chose à faire, quelque chose en attente, un poids, un dossier non réglé, un problème à solutionner. Cela m’occupait l’esprit et constituait des défis quant à la manière de m’en débarrasser, mais, aussi, cela assombrissait ma vie. Je faisais des listes qui commençaient par un élément banal comme Acheter un produit contre les fourmis et qui finissaient par un élément bloqué, jamais fait, comme Produire les déclarations de revenus des années machin. Or, je m’apprête à faire une telle liste mais rien ne vient au nombre des boulets. La maison de Montréal est aménagée d’une manière qui me convient et je n’ai pas envie d’entreprendre un nouveau chantier de rénovation de quoi que ce soit. Idem à la campagne. Je n’ai pas de projets artistiques entrepris et à finir, mais seulement mes devoirs pour mon cours en cours. Je me sens légère. Ce matin lundi, je me suis rendue travailler sans être habitée par le sentiment de l’effort et de l’obligation. Je me sens comme une plume et je choisis de m’arrêter là, je choisis de ne pas me demander, bien que je l’écrive, où ira la plume.
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Badouziennes
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Une autrice illustrement inconnue !
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