J’ai rêvé à François jeune, –encore une fois les prémices de la vie. J’observais avec ravissement sa tête à la chevelure généreuse d’un beau brun profond. En fait, j’ai rêvé à son fils, copie conforme du père dans mon rêve, qui, d’un air très sérieux, air conforme à celui du père 95% du temps, distribuait des choses à des gens. Mais, au bout d’un moment, la tête du fils devenait celle du père, celle du père imprimée sur une photo qui a été prise quand il était dans la jeune vingtaine. Un régal pour les yeux qui a longtemps égayé la porte de mon frigo.
Le projet du radeau n’avance pas, or il est à remettre dans une semaine. D’une lisière de sous-tapis qui traînait dans une armoire, j’ai découpé des petits morceaux de même taille. Je les ai superposés pour former des masses carrées ou rectangulaires qui sont devenues des débuts d’édifices. Ce modèle de sous-tapis est ni plus ni moins un grillage en matière synthétique légère. Il a été très facile de faire passer des pailles –en plastique conçues pour boire– dans l’épaisseur de mes édifices pour solidifier leur verticalité. Au bout d’une heure, une ville en construction flottait sur mon radeau. Je vais poursuivre mon Habitat 2011 ce soir en classe.