Jour 2115

J’ai beau m’inventer des enquêtes pour m’occuper et me mettre en contact avec des personnes qui ne font pas partie de mes fréquentations au travail, ce n’est pas suffisant pour me désennuyer. Retour ici sur le thème de la mer étale, véritable miroir, pas une seule ride de vie. Pour me changer les idées, je me fixe de petits défis, comme porter mes jeans skinny, conçus dans un tissu épais et peu élastique, jusqu’à ce qu’ils deviennent confortables. C’est un défi à long terme. Emmanuelle et moi avons acheté le même modèle de la marque Mavi, mais en tailles différentes, au magasin Neon de l’avenue du Mont-Royal il y a deux ans.

Lors de cette virée, j’ai perdu mon beau chandail noir acheté chez Bedo des années auparavant, dans la section des hommes car j’en avais assez que les manches de mes chandails soient tout le temps trop courtes. J’adorais ce chandail, à col roulé, trop grand, et François l’adorait aussi.

Emma a eu le temps de passer à travers ses skinny sur les bancs d’école alors que je n’ai porté les miens que trois ou quatre fois. Je les porte aujourd’hui, avec mes chaussures achetées au rayon des garçons à la Baie, je l’ai déjà écrit. Pour le haut, eh bien, je porte quatre hauts, obéissant à la tendance des superpositions. Première couche : une robe d’été dont l’imprimé est une suite de lévriers, qui semblent l’un courir après la queue de l’autre et ainsi de suite tout le tour de la robe. Deuxième couche : une espèce de camisole en mailles élastiques qui sont souvent utilisées pour des sous-vêtements sexy. Troisième couche : un chandail à manches longues, en tricot, d’un bleu très doux et de coupe conventionnelle qui n’a rien à voir avec les lévriers et les mailles érotiques. Quatrième couche : ma veste de travail –ce que François appelait un blazer— qui reste tout le temps au bureau, noire, de type tailleur. Tout ça pour dire que ma copine Pascaline, avec laquelle j’ai mangé ce midi, que je n’avais pas vue depuis longtemps, a trouvé que, vestimentairement, j’avais changé de style.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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