Jour 2114

J’envisage de faire imprimer mes textes par tranches de 100. Mine de rien, je serai bientôt  rendue au premier cahier d’une série qui en comportera 22 si je maintiens le cap des 2200 textes en 10 ans. Il m’arrive régulièrement de faire imprimer des projets –personnels et professionnels–  au service d’impression de l’université.

J’ai lu sur le site de Libération un article dans lequel il est question de Polanski et du viol dont il fut l’auteur autrefois et qui l’aura suivi toute sa vie. Dans cet article, à propos de ses films, Polanski dit ceci :
– J’aime le succès, sinon à quoi ça servirait, tout ça ?
Je me dis qu’il ne faudrait pas qu’il soit à ma place ! Je fais imprimer des petits projets à compte d’auteure ; j’expose mes toiles sur les murs de ma maison et nulle part ailleurs ; mes projets publics de type Roches en peinture reposent dans un espace caché qui ne donne même pas sur la rue.

Quand j’ai été publiée par une vraie maison d’édition, il y a longtemps, seuls 700 exemplaires ont été vendus. Quand je mène des enquêtes (parce que ce n’est pas la première) comme je le fais en ce moment sur le thème de l’habitat, ce n’est jamais que sur une base personnelle et certainement pas pour un magazine ! Mais c’est comme ça. J’aime Polanski, j’aime mes folies.

Je ne sais pas ce qui viendra noircir les pages du deuxième cahier de 100 textes, dans la mesure où je n’ai plus envie d’explorer les thèmes que j’ai abordés : je n’ai plus envie de raconter ce que je ramasse dans les bacs de récupération ; je n’ai plus envie de décrire ce que je croise sur ma route lors de mes trajets quotidiens ;  je n’ai pas envie de répéter à quel point l’amour me manque et à quel point la mer est étale. Même si je risque de patauger par moments, mon écriture devrait me mener ailleurs. Il y a les rêves, que je continue de raconter, et mes tenues impossibles qu’il m’arrive de décrire. À ce sujet, les skinny s’assouplissent après un port soutenu de quelques jours.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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