J’étais ce week-end chez André à St-Raymond pour terminer un projet artistique entrepris chez lui en mars dernier. Voyant le résultat fini, André me dit se demander ce que j’ai dans la tête. J’ai érigé cinq colonnes dans une petite chambre préalablement vidée de ce qui y traînait, et il en traînait beaucoup. Les colonnes sont constituées d’éléments disparates qui vont du plancher jusqu’au plafond : des livres, des moniteurs informatiques, des bouteilles vides, des petites tables d’appoint tournées à l’envers, des contenants de toutes sortes, etc. Je devrai retourner chez André pour défaire cette belle architecture. La difficulté, chez lui, c’est l’absence de propreté généralisée, même sur sa personne. Je lui dis qu’à la place des cheveux il a une crêpe tellement ses cheveux sont gras. Le soir, voyant à la télé un extrait du film Braveheart, mon André me dit
– Tiens, le festival de la crêpe.
DSK : le seul point que je déplore de mon séjour chez André c’est que je ne me suis pas sentie solidaire de mon nouvel ami, je n’y ai pas du tout pensé. Je pose la question à mon père, à savoir s’il pense que DSK est coupable. En se dirigeant vers la table, un linge à vaisselle sur l’épaule, mon père me dit :
– C’est un violeur !
Et il ajoute :
– Mais il va s’en sortir.