Dans l’esprit de mon dernier cours qui a porté sur le Land Art, je me suis adonnée, en fin de semaine, à une forme de Body Art. J’ai utilisé mon corps pour donner vie à un Tartarin de Tarascon nouvelle manière. Autrement dit, et comme je sais si bien le faire, je me suis drôlement habillée. Je commence par le bas. Des bottes de marche brunes d’un grand confort achetées à Parry Sound le printemps dernier en compagnie de Thrissa. Des chaussettes à motif Lumberjack, comme me l’a appris Emmanuelle, c’est-à-dire à carreaux rouges et noirs. Les chaussettes étaient montées assez haut sur les mollets pour me protéger des mouches noires, d’autant que mes pantalons avoine était de coupe capri. Un chandail à manches longues d’inspiration nautique en coton épais à rayures pâles. Une veste sans manche en duvet et nylon que j’ai volée à mon ami André. Une casquette d’été en coton vert pâle achetée en solde en hiver au Mountain Equipment COOP. À cet agencement s’est ajouté en cours de route, car nous étions cinq femmes parties marcher pour profiter de la campagne, mon beau foulard du magasin Printemps, celui qui a flotté au vent quand j’ai traversé l’avenue Somerled en courant devant la Jaguar bleu poudre. Nous étions mouillées à notre retour à cause de l’humidité et des côtes à monter, et empressées de rentrer à cause de bibittes.
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