Trois raisons d’aller à la campagne ce week-end :
- Répandre les graines de gloires du matin que j’ai trouvées dans une enveloppe qui traînait dans la maison. J’ai l’impression que c’est moi qui les ai achetées l’an dernier à la quincaillerie de St-Alphonse, séduite par la couleur bleue des fleurs imprimées sur l’enveloppe.
- Vérifier si les nouveaux plants de vinaigriers se portent bien. Je les ai déterrés dans un boisé voisin au prix de nombreuses piqûres de bibittes et je les ai transplantés au prix d’encore plus de piqûres atroces.
- M’assurer que les fourmis charpentières –j’en ai découvert dans un placard– n’ont pas mangé la maison. Il paraît que ça se peut, des fourmis charpentières qui mangent une maison entière, mais j’imagine que ça prend du temps.
Je suis à la recherche de pierres de rivière pour combler l’espace vacant le long de la maison, côté nord. Mais je ne sais comment m’y prendre :
- devrais-je ramasser moi-même les pierres et les transporter dans une brouette comme le fait mon père à St-Jean-de-Matha ? Ça lui prend un temps fou, l’été y passe, mais papa est excessivement patient et il ne se lasse jamais. Il râtelle aussi le gravier de la cour car il déteste les roulières, les crevasses, les fissures. Or, dès qu’il pleut, son beau travail est à recommencer. Alors, il recommence.
- devrais-je être raisonnable, acheter les pierres à la pépinière, les faire livrer, ne plus y penser, les regarder car ce sera beau, et utiliser la brouette à autre chose ?
