Au Musée d’art contemporain hier soir, toujours dans le cadre de mon cours, j’ai revu avec plaisir le film de Rodney Graham, How I Became a Ramblin’Man. La première fois que j’ai vu ce film d’une dizaine de minutes, j’étais avec Yvon, à l’été 2007. Je ne comprenais pas que le film était tourné en boucle et Yvon commençait à être tanné de réécouter la même affaire. Mais je ne voulais pas quitter la pièce, des fois qu’il arriverait quelque chose de nouveau, et comme on revenait toujours au même point, j’avais le plaisir de réécouter la chanson de Rodney. Le contenu du film est le suivant : Rodney habillé en cowboy arrive dans l’image sur son cheval qui traverse un cours d’eau, on entend les sabots de l’animal fouler le sol et l’éclaboussement de l’eau, et probablement les insectes car c’est une belle journée d’été ensoleillée, mais je ne me rappelle pas pour les insectes, et encore hier je n’ai pas fait attention. Au bout d’une courte distance à cheval, Rodney met pied à terre et va s’asseoir sur un tronc déraciné. Il joue alors à la guitare un bel air dans la tradition folk qui a rapport à un Rambling Man, et il repart après avoir caressé son cheval d’une main, et en tenant sa guitare de l’autre main. C’est probablement, comme l’a expliqué notre guide à propos d’autre chose, un film qui met en évidence l’opacité des consciences dans une approche d’ouverture qui, par un processus antithétique, se conclut en fermeture.
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