Je vois mon ami DSK en photo et j’ai l’impression à son visage bouffi qu’il prend des médicaments. Sa physionomie a changé en moins d’un mois. Il serait intéressant de prendre de lui une photo par mois, pendant un an, pour les comparer. Que l’issue du procès soit n’importe quoi, la vérité, si on peut dire, sera toujours inscrite sur son visage. Une autre manière de formuler la chose : ce ne sera toujours que son visage qui pourra refléter une certaine partie de la vérité. Anne, pendant ce temps, a le visage très déterminé, sur les rares photos que j’ai vues, et j’ai l’impression que c’est elle qui mène le bal (il faut dire que, des deux, c’est elle qui a l’argent).
Au Percé, ce midi avec André (pas celui de St-Raymond, un autre), nous avons beaucoup parlé de DSK. Il m’a dit ne s’être pas intéressé à l’histoire somme toute vide et banale d’un homme qui se fait mettre la main au collet. Par conséquent, commentant l’événement, il réfléchissait tout haut, au fur et à mesure. Je l’ai trouvé généreux de fournir cet effort et, en prime, c’était intéressant. Pour mieux entendre ce qu’il avait à dire, j’ai incliné le tronc dans sa direction au-dessus de la grande table qui nous séparait. Je me suis retrouvée assise de telle manière sur la banquette que mon pantalon blanc était en contact avec les semelles de mes chaussures.