Jour 2174

Les entrepreneurs, les contracteurs, les émondeurs, les réparateurs aux expertises diverses… je n’en peux plus. Le toit coule à la campagne. Je m’en suis rendu compte parce qu’il m’est venu l’idée d’aller placer de la vaisselle en trop dans une armoire que je n’utilise jamais. Ça faisait déjà deux jours qu’il pleuvait énormément. J’ouvre cette armoire et les tablettes sont mouillées. C’est un ange qui m’a dirigée vers elle. J’ai informé ma fille que nous avions un dégât d’eau. Elle m’a dit « Ah bon » en continuant de feuilleter le catalogue Sears. J’ai mis des chaussures et je suis allée explorer l’entretoit, après avoir ouvert la lourde trappe à bout de bras, en équilibre précaire sur la dernière marche de l’escabeau. Sous le faisceau de ma lampe de poche, j’ai découvert que la fuite, importante, était causée par ce que mon père a appelé plus tard le tuyau d’évent. J’ai interrompu brièvement la consultation du catalogue pour demander à Emmanuelle de m’apporter des seaux, du ruban à masquer –du gros gris– et des sacs. J’ai décliné mes besoins à travers la trappe en criant. Au moyen des sacs en plastique et du ruban, accroupie entre les poutres et disposant d’un espace d’à peu près un pied carré  pour bouger, j’ai patenté un colmatage temporaire en me contorsionnant autour du tuyau. La laine minérale est mouillée à plusieurs endroits car il y a aussi des trous dans la toiture, ici et là.

Pour ceux qui s’en souviennent, je dois aussi apporter à la vitrerie la fenêtre qui m’est tombée sur la tête –je n’ai pas encore eu le temps de m’en occuper. Pour couronner le tout, en arrivant à la maison à Montréal, j’ai pu constater que notre chatte avait arraché la moustiquaire de la porte arrière à force d’y grimper quand elle veut entrer.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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