Peut-être bien que le doute fait partie de mon bagage génétique. Je veux dire que même si j’avais eu une mère aimante, un père plus présent, une sœur moins contrôlante, une parenté maternelle moins névrosée, une parenté paternelle plus équilibrée, je douterais pareil de moi, de mes capacités, de mes qualités.
Cette nuit, j’ai fait le rêve suivant. Je me disais que quand on est dépressif, on subit un état, et que, dans une certaine mesure, on peut agir sur cet état. Je me disais ensuite que, quand on veut se suicider, on effectue une action définitive et sans retour. Sur ce, je me plantais un long poignard dans le cœur. J’interprète que je tuais la peur, d’autant que le coup de poignard n’était associé à aucune douleur mais plutôt à une libération, une pulsion positive.