Ce matin en me rendant travailler, et en lien avec mon rêve d’hier, j’ai élaboré une théorie psychanalytique pour démystifier la relation dominant/dominé, supérieur/inférieur qui imprègne ma vie depuis son commencement. Il y a deux déclinaisons possibles à cette relation selon ma théorie : elle peut être interprotagoniste et intraprotagoniste.
L’interprotagoniste en est la forme la plus courante. J’ai eu l’occasion d’en parler pas mal sur le divan de la psychanalyste. Comme son nom l’indique, elle met en présence deux interlocuteurs –ou interlocutrices, dans la mesure où j’ai beaucoup fait référence à ma mère et à moi-même.
L’intraprotagoniste met en présence, au sein de ma seule personne, deux Lynda qui s’entrechoquent : celle qui est inférieure à tout le monde dans 95% des cas, et celle qui se voit denrée rare dans 5% des cas.
J’en suis arrivée à la conclusion, toujours élaborant ma théorie en marchant, que je ne suis pas capable de créer un amalgame, un liant, de ces deux extrêmes qui m’habitent. La Lynda inférieure arrive à se maintenir la tête hors de l’eau par l’idéalisation de la Lynda supérieure, ce pur mirage. Il n’existe pas une Lynda habitée par le positif et le négatif en doses équivalentes. Il y a une Lynda qui a mal au cœur sur une balançoire à bascule.