Badouzienne 133

Voici ma quatrième Encerclée. Il ne me vient rien de bien intelligent en tête pour la commenter. Je l’ai peinte en écoutant en boucle La vertu des impondérables de Claude Lelouch. Depuis hier soir, le film a joué quatre fois. En ce moment, l’image est sur Pause, à l’écran de la télévision, et je compte aller le savourer à nouveau, en cinquième fois, lorsque j’aurai écrit ce texte.

Si j’écoute un film sans le suivre à l’écran, comme ça arrive quand je suis en train de peindre, je suis plus attentive à la trame sonore. Je ne suis pas happée par le jeu des acteurs. La musique, ici, est omniprésente –de même que les aboiements du chien Gérard ! L’histoire s’articule autour de la Dolce Vita Orchestra, un groupe de quelque vingt musiciens qui débordent d’entrain, de joie de vivre, d’enthousiasme. Leur chef est Laurent Couson, qui joue ici son propre rôle puisqu’il est compositeur, pianiste et chef d’orchestre de formation.

Heureusement que j’ai eu de la difficulté à obtenir le rouge cramoisi que je désirais utiliser. Plus j’ai de la difficulté, plus je dois ajouter d’acrylique dans le mélange, un peu de bleu de céruléum, un peu de rouge de cadmium, un peu de mon restant de couleur prune qui m’a servi pour une toile antérieure, encore un peu de bleu, puis de l’eau car c’est rendu trop épais au contact de l’air… J’obtiens en bout de ligne un petit contenant pas mal rempli, que j’ai presque vidé pour couvrir la surface qui entoure les cercles.

La toile laisse voir l’ancien sujet, à savoir une espèce de crâne humain présenté de profil, dont on perçoit un oeil dans la partie blanche. Il s’agit d’un crâne encore doté de ses éléments organiques ! J’ai réussi à obtenir un résultat pas trop désolant en ajoutant du jaune dans les cercles et dans les espaces longilignes du crâne.

Pas surprenant que Lelouch soit salvateur pour ma personne. Sa légèreté contrebalance mon univers compliqué. Quand il était jeune, cela étant, certains de ses films étaient fort compliqués qui exploraient les vies de plusieurs générations, je pense aux Uns et les Autres

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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