Badouzienne 106

Je m’accorde une récréation avant d’entamer la correction des textes du Tome IV à venir. Le Tome III, au moment où j’écris ces lignes, est chez l’imprimeur. Je vise l’impression du Tome IV avant Noël, puis l’impression des trois tomes suivants –V, VI, VII– en 2024. J’imagine que ce n’est pas réaliste, mais en même temps il faut fixer la barre très haut pour atteindre ne serait-ce que la moitié de l’objectif. J’ai déjà l’idée du titre du quatrième opus : le crépuscule, parce que plusieurs textes couvrent les ennuis de santé de papa, son séjour à l’hôpital et son déclin physique jusqu’à ce qu’il devienne impossible d’éviter le CHSLD, où il a quand même vécu quatre ans !

Les improvisations quotidiennes autour des personnages alphas, au Tome II, m’ont donné du fil à retordre lorsque j’ai regroupé mes textes. Ça allait pas mal dans tous les sens. De même, les textes qui font partie du projet de catalogue artistique, au Tome III, ont nécessité plusieurs interventions de l’auteure pour créer un liant entre ces éléments disparates. Quand j’ai lu, assez superficiellement, les 220 textes du futur Tome IV, hier et aujourd’hui, il m’a semblé que j’avais affaire à un corpus moins ébouriffé que celui des deux tomes précédents, et que l’obtention d’une belle pâte n’allait pas générer autant de tours de cuiller de bois. Mais sait-on jamais.

C’est au cours de l’écriture du Tome IV que j’ai quitté l’université, que je me suis mariée avec Denauzier, que je me suis installée à la campagne et familiarisée avec une vie très différente de celle qui m’a vue active professionnellement. J’ai dès lors eu plus de temps pour écrire mes mots du jour, et réalisé que je ne pouvais plus avoir recours au tourbillon de mes obligations pour justifier la piètre qualité de mes textes publiés.

Il est beaucoup question du temps qui passe, dans ce Tome IV, je dirais que la majorité de mes textes sont imprégnés de ce sentiment. Est-ce un sentiment, une impression, un constat ? Une stupeur ? Le ton utilisé est souvent celui de la fillette qui fait des sautillettes, une fillette dont je déprécie les faits et gestes d’une manière presque systématique. Je vais essayer d’atténuer ces mauvais plis et d’honorer davantage, à travers ces nombreuses lignes qui m’attendent, la personne que je suis.

Alors, sans plus tarder, au travail.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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