
Je pourrai dire qu’à la mi-mai 2016, au terme de cinq ans de blogue, je travaillais sur un diptyque de poissons.
Je ne peux pas croire que j’y sois enfin arrivée. Le texte du jour 1 101 est le dernier de la première moitié de mon projet d’écriture bloguéenne. Quand je vais écrire demain le texte du jour 1 100, je vais entamer la deuxième partie du projet. Chaque partie dure cinq ans. Pour un total de dix ans. Ça fait donc cinq ans aujourd’hui que je suis fidèle à mon blogue. Je ne me suis pas beaucoup souciée de mes poissons représentés ci-contre, ces derniers temps. Ils m’attendent. Je passe plus de temps à écrire, surtout avec le projet du recueil de nouvelles. Je passe du temps dehors à désherber, planter, creuser, gratter, pelleter, me faire manger par les bibittes. Je lis, mais encore là pas assez.
Ce n’est pas une journée ensoleillée aujourd’hui, c’est une journée grisounette, mais à l’instant le soleil semble vouloir se montrer. Ce n’est pas une si belle journée tout court. Emma a reçu une mauvaise nouvelle en matinée. Et moi je suis allée faire une longue promenade en marchant de manière énergique, cet après-midi, pour découvrir à mon retour qu’il y a encore quelque chose de mal configuré avec mon joujou Fitbit, alors ni mes pas ni mon temps d’activité n’ont été calculés. Bof !, comme je le disais autrefois, alors que j’essaie maintenant de m’exprimer en terme de Pouf ! quand quelque chose ne va pas, ça fait moins désabusé.
C’est une journée à l’image de toutes les autres, avec des choses qui vont et d’autres qui ne vont pas et ces choses blanches et noires, positives et négatives, cohabitent dans la vie de l’individu que je suis. Certaines choses encore vont bien : la maman de Denauzier a reçu une nouvelle hanche hier matin avec succès, nous allons la visiter ce soir à l’hôpital. Mon mari part à la pêche bientôt, c’est un moment de l’année qu’il adore. Je vais en profiter pour aller visiter ma tantine et lui apporter du chocolat. C’est une personne, la tantine, que j’adore. Emma termine bientôt sa dernière session au collège, une session qui, comme d’ailleurs les autres, s’est déclinée sur un rythme de travail un peu fou qu’elle a tenté de maintenir de façon soutenue pendant trois ans. Trois ans de double DEC comme elle l’a fait, c’est mille fois plus exigeant que cinq ans de blogue à écrire n’importe quoi.
Les peurs qui m’habitent depuis pratiquement toujours et qui se sont exprimées dans mon rêve chaotique d’hier continuent de m’habiter, mais je les connais mieux et je leur laisse prendre moins de place. Si je suis fatiguée cependant et que je ne dispose pas de beaucoup de résistance, les peurs vont prendre beaucoup de place. Il y a certains mécanismes qui changent, autrement dit, et d’autres qui ne changent pas. Je suis semblable à la femme que j’étais il y a cinq ans, quand j’ai commencé mon blogue, et en même temps je suis pas mal différente. Je n’ai rien écrit de bien spectaculaire, mais je suis contente et je me suis sentie nourrie d’avoir écrit. Je me souhaite, en conclusion, un heureux cinq ans d’écriture à venir. Je souhaite en outre, de tout mon cœur, que mes rares lecteurs continuent de m’offrir leur soutien, leur présence, leur fidélité, leur amitié.
Félicitations pour avoir atteint ce jalon de mi-mandat. C’est un accomplissement peu commun.
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Bravo ma belle Lynda! 5 ans de blogue, c’est de la constance, ça!
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Merci mon amie. On parlait justement de toi, hier, Bibi et moi. Elle me disait que tu allais bien. Souhaitons-nous le meilleur pour les cinq prochaines années ! Je t’embrasse.
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