Jour 1 285

Pour mélanger mes lecteurs, une toile qui n'a rien à voir avec le texte d'aujourd'hui, prise à travers la vitrine d'une galerie à Vancouver.

Pour mélanger mes lecteurs, une toile (diptyque) qui n’a rien à voir avec le texte d’aujourd’hui, prise à travers la vitrine d’une galerie à Vancouver. I wish I could do the same…

Je regarde la photo que j’ai mise en ligne hier et je trouve que notre arrangement artisanal pour protéger le cadre de ma nouvelle toile ressemble à un dispositif pour faire sauter une bombe. Le cadre n’a pas tellement bien voyagé. Une fois retiré le scotch et le carton, je l’ai retrouvé ce matin quasiment en quatre morceaux, autrement dit ses côtés se sont décollés. En attendant de les recoller, la toile est suspendue à un clou qui était déjà planté dans un des murs de l’entrée principale de la maison. De façon générale, je préfère les toiles non encadrées. J’ai tendance à trouver que l’encadrement confine le sujet dans un espace restreint qui l’étouffe. Pour l’instant nous envisageons, Denauzier et moi, de remettre le cadre, mais pas dans les prochains jours car mon mari est trop occupé. Je trouve plus de satisfaction à acheter une œuvre que je ne suis pas certaine d’aimer qu’une œuvre que j’aime déjà. Comme si l’amour était associé, dans mon esprit, à un effort d’apprivoisement et comme s’il devait être confirmé une fois traversée une certaine durée. Dans la maison de la peintre, la toile était simplement appuyée sur un mur, déposée à même le sol –recouvert d’une moquette épaisse et confortable–, cachée par une autre toile. La fouineuse en moi a eu tôt fait d’aller voir qu’est-ce qui se cachait derrière la toile du dessus. Au premier regard, j’ai découvert qu’il s’y cachait trois femmes. J’ai su dès lors que j’allais acheter la toile dans une modalité de deux pour une, car la toile qui nous a initialement attirés et que nous avons achetée est elle aussi basée sur une trilogie, elle s’intitule d’ailleurs Three mirrors et représente encore une fois trois femmes. Je les mettrai en ligne prochainement. Par enthousiasme pour mes propres toiles, Denauzier a montré à la peintre, avant de quitter les lieux, à partir de son iPhone, une photo de mon chien au cou de girafe. La peintre n’a pas trop réagi, mais elle a dit qu’elle irait visiter mes pages Facebook pour découvrir ma production. Elle est venue visiter mes pages et m’a fait part qu’elle aimait beaucoup une toile … celle de Mia Stone ! Cela me fait penser à la fois que mon père, qui en était encore capable à l’époque, était venu chez moi à Montréal. Je lui avais demandé de me dire quelle toile, aux murs, il préférait, et il avait pointé la seule qui n’était pas de moi, c’était une reproduction d’un Modigliani !

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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