Jour 1 295

Promenade en quatre roues dans les environs de la Manawan

Promenade en quatre roues dans les environs de la Manawan

Retour sur mon gros MEC et mes mitaines Auclair, même si on ne voit pas très bien ces dernières sur la photo. On ne voit pas non plus que mon manteau est sale, même si je viens de le laver. On voit encore moins mes pantalons de nylon marine achetés au rayon des enfants dans un magasin grande surface du temps de ma vie avec Jacques-Yvan. On pourra constater cependant que mes vêtements fétiches me suivent partout ! Je porte un joli boléro sur mon MEC, et Denauzier un bavoir sur sa tenue camouflage. Il paraît qu’on appelle ça une tenue camo et que c’est à la mode. Denauzier est donc un précurseur puisqu’il porte ces vêtements depuis toujours quand il est dans le bois. La photo a été prise à ma demande par le frère de Denauzier au moyen de son iPhone6S+, samedi dernier, alors que nous nous apprêtions à partir à la chasse à la perdrix. Je prends la peine de préciser de quel type de iPhone il s’agit car nous avons eu une brève conversation à cet égard, le frère de Denauzier et moi. Je ne comprends pas qu’on puisse donner à un objet un nom qui se prononce aussi difficilement. On n’a pas prononcé le chiffre six qu’il faut changer la position de la bouche pour créer le son è qui vient avec la lettre s, et à cela s’ajoute le s du plus final. Je suis capable d’articuler le nom de code de ce modèle iPhonique, mais, encore une fois, en m’y prenant lentement. Or, de nos jours, tout va vite. Pour ne pas heurter les âmes sensibles, j’évite de montrer la carabine sur la photo. En fait, nous sommes partis à quatre véhicules et à quatre carabines. J’aime cet aspect vie de groupe et camp de vacances, notamment quand vient le temps d’aller dormir trois couples dans la grande pièce dortoir, les lits séparés de seulement quelques pieds les uns des autres. Je baigne alors dans la notion qui m’est chère de la grande famille unie. En ce qui concerne le but de notre déplacement en quatre roues, à savoir la chasse à la perdrix, je dirai simplement que je me détache sans effort, peut-être parce que je n’ai pas de cœur, de ce que d’aucuns trouveraient difficile à accepter. Je parle de la perdrix qui tombe de l’arbre, du plomb dans la tête. En revanche, je prends grand plaisir à essayer d’apercevoir la première le volatile qui picore du gravier dans le chemin, le jour au soleil, et qui se perche sur les branches dénudées en fin d’après-midi, quand le soleil tombe et que le jour se teinte de gris. Je suis en outre frappée par la force sonore du coup de feu qui résonne dans la nature. Et je dois aller faire mes bagages pour Vancouver !

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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