Jour 1 317

Chez Thrissa, pour le Thanksgiving, nous avons fait des tartes.

Chez Thrissa, pour le Thanksgiving, nous avons fait des tartes, deux aux pommes, une à la citrouille (mélange en boîte) et une aux raisins. Je reviendrai plus tard sur l’effet de brouillard de la photo.

Donc, hier, je suis allée au CLSC très tôt le matin, me trouvant bien entourée dans la salle d’attente avec un moine d’un bord et un des guitaristes du Vent du nord de l’autre bord (celui des musiciens qui est le plus beau). Je suis revenue à la maison vers 9h15, un chapitre de Sexus politicus de plus à mon actif. J’ai pris une partie de la matinée pour écrire mon texte bloguéen et lire mes courriels accumulés depuis une semaine. Vers midi, nous avons partagé, Denauzier et moi, une poitrine de dinde farcie au fromage de chèvre accompagnée de courge musquée cuite au four la veille. Ayant décidé de développer avec plus de détail l’arrière-plan fleuri de mon nouveau tableau, chien sur cou de girafe, j’ai pris quelques minutes pour appliquer du violet et ensuite du blanc sur des semblants de pétales. Puis, assez rapidement, je me suis rendue en bicyclette chez la maman de Denauzier. Cela fait partie de mes activités régulières. Je n’y vais pas tous les jours, mais peut-être aux deux jours. Nous faisons ensemble le tour de l’église à pied et nous marchons devant l’édifice où elle habite, dans un sens et dans l’autre. Depuis qu’elle a subi une opération au dos, et même avant, ses enfants lui recommandent –vainement– de marcher. Plutôt que de le lui dire aussi, je m’y prends autrement parce que j’en ai le temps. C’est un travail d’équipe interchangeable dans une perspective planétaire. Bibi s’occupe de papa à Joliette et moi, ici, je m’occupe d’une maman. Elle me fait autant de bien que je lui en fais car pour me rendre chez elle j’enfourche ma bicyclette et j’essaie de pédaler d’un rythme soutenu. La distance qui nous sépare n’est pas très importante, deux ou trois kilomètres, mais en calculant l’aller et le retour ce n’est déjà pas si mal d’autant qu’au retour il y a de la côte. Quand je reviens à la maison, je promène un peu la chienne, le plus souvent nous allons recueillir le courrier aux casiers postaux. Et ensuite, ça dépend. Hier, quand je suis arrivée, Denauzier avait allumé un feu avec du bois mouillé –ça faisait beaucoup de fumée– et il travaillait ici et là à de petites choses sur la propriété. J’ai eu envie de rester dehors avec lui, je le suivais par moments, je lui parlais, j’observais. Sans vraiment m’en rendre compte, j’ai commencé à ramasser des grappes de raisins à la vigne. Je suis allée chercher un grand cul de poule que j’ai rempli de grappes, puis, assise au soleil et recevant pas mal de fumée même si j’étais loin du feu, j’ai retiré des grappes les raisins un à un, en me demandant comment faire du jus. Denauzier a ramassé d’autres grappes, et pendant qu’il ramassait d’autres grappes je suis allée à l’intérieur laver les fruits et les mettre sur le feu. Tout cela pour dire qu’entre 16 heures et 21 heures, mon activité principale a été de faire du jus –ou plus précisément du coulis– de raisins. Nous avons trois pots Masson de Cuvée Denauzier 2015 dans le frigo. Chaud ou froid, c’est tout simplement délicieux. Je n’aurais pas pu dire, le matin, que je me coucherais après avoir fait du jus de raisins. Dans ma vie d’autrefois, quand je travaillais à l’université, je savais presque toujours de quelle manière allaient se dérouler mes journées.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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