Jour 1 334

Finalement, pour les petits déjeuners dont nous sommes responsables pour six personnes ce week-end à la Manouane, nous allons préparer le premier matin des crêpes, et le deuxième matin du pain doré (selon une recette qui m’a été envoyée par une amie lectrice !).  Nous devons aller faire les courses dans moins d’une demi-heure pour réunir tous les ingrédients, donc je n’ai pas grand temps today pour mon activité bloguéenne. Denauzier voulait que l’on apporte, en accompagnement, les pêches et les poires que j’ai achetées plus tôt cette semaine. En pensant à quel point les fruits allaient se faire bardasser pendant une heure sur la route de gravelle, j’ai préféré les mettre à cuire –c’est ma marotte pour ceux qui s’en souviennent. Pêches et poires –avec leur peau parce que j’étais pressée, mais néanmoins rincées et frottées– sont donc en train de fondre en ce moment dans une casserole. Pour agrémenter l’affaire et pour que les fruits ne collent pas, j’ai versé un filet de cognac et je pense ajouter un peu de thym et des raisins de Corinthe. Pour demeurer dans le domaine alimentaire, pour mettre des légumes verts dans nos assiettes, et pour manger les courgettes avant qu’elles ne se ratatinent, et aussi, j’oubliais, pour manger trois crêpes qu’il nous restait qui étaient près de sécher même si elles étaient au réfrigérateur, pour l’ensemble de ces raisons, donc, hier midi j’ai préparé des crêpes aux courgettes. Je les ai garnies d’une béchamel au fromage et, tant qu’à faire, arrosées d’un peu de cognac que j’ai voulu faire flamber mais ça n’a pas marché. Je me suis inspirée du club sandwich, alors j’ai étalé une crêpe, une rangée de courgettes préalablement sautées à la poêle, une crêpe, une rangée, une dernière crêpe, une dernière rangée. J’ai nappé le club crêpes de la béchamel au fromage parfumée de cognac non flambé. C’était exquis. Nous avons mangé dehors, sur la terrasse, sur un mobilier qui aura besoin d’être revisité l’an prochain, dans la mesure où nous avons déposé l’assiette sur une table basse et mangé le dos courbé pour nous rendre jusqu’à l’assiette. La chienne se promenait sous nos torses inclinés à la recherche de la moindre goutte, de la moindre miette. Nous n’avions qu’une assiette, compte tenu de la surface restreinte de la table, mais quand même chacun nos fourchettes.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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