Par solidarité pour mon papa que j’ai lavé et donc vu tout nu, j’ai passé une partie de mon séjour chez Bibi en petite tenue. Il faut dire qu’il faisait très chaud, bien que nous ayons démarré les machines à air climatisé. Ce que j’entends par petite tenue, c’est une tenue de fillette en sous-vêtements, comme si, encore une fois, j’avais six ans : une culotte de marque Jockey à taille haute en coton blanc et une camisole, autrement appelée maillot de corps, en coton blanc également. Rien en-dessous de la camisole, je veux dire pas de soutien-gorge. Je faisais ça quand j’avais vingt ans, publiquement, ne me rendant pas compte que c’était hyper sexy. Ma tantine s’en rendait compte, pas celle dont je parle souvent sur ce blogue, mais une autre, Alice, qui est décédée. Elle m’avait dit un jour, assez sèchement :
– Ton soutien-gorge ne doit pas te faire mourir !
À maintenant 56 ans, j’ai trouvé la formule vestimentaire estivale idéale, à savoir des hauts sans manche en lycra et spandex avec soutien-gorge intégré, d’un confort total. Je porte d’ailleurs en ce moment, mais de couleur noire, le modèle qui habille le beau mannequin ci-dessus. C’est une coïncidence que la photo reproduise justement le modèle que je porte car j’ai sélectionné une photo au hasard parmi la quarantaine qui m’a été proposée par Google sur une recherche des mots Camisole sport femme.
Pour avoir du style –j’en reviens à ma tenue de petite fille portée quand j’étais chez Bibi pour m’occuper de papa–, pour avoir du style mais aussi parce que j’ai mal aux pieds, j’enfilais en outre mes baskettes et des chaussettes noires. Ainsi accoutrée, et habitée par un sentiment bien réel de solidarité, j’entrais dans l’appartement de papa, le matin, tout sourire, pour lui demander s’il voulait un café.
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