Pour couvrir le mur derrière ma belle chaise, je me suis lancée dans un motif répétitif qui commence à ressembler, bien que je n’aie que trois grappes de tracées, à des cerisiers japonais. C’est peut-être parce que j’ai utilisé du rose. Cela ne me plaît pas. Je n’ai jamais été sensible à la beauté des cerisiers japonais, je ne sais pas pourquoi.
En cette semaine de travail qui s’achève, je récapitule le travail que j’ai effectué pour couvrir ledit mur derrière ladite chaise de ladite toile. 1- J’ai commencé par couvrir la surface avec du vert un peu fade. 2- Sur le vert, j’ai tracé avec du rouge, très vif cette fois, des lignes d’un centimètre de large et de sept huit centimètres de long. Elles sont toutes un peu courbes, comme si elles étaient extraites de la circonférence d’un cercle. 3- J’ai ensuite tracé une ligne vert forêt qui traverse les étroites masses rouges dans le sens de la longueur. Les lignes vert forêt se terminent aux deux extrémités par un petit triangle pour créer, de manière très très interprétée, un effet de campanule. Rendue là, j’ai trouvé que le résultat obtenu ressemblait à des saucisses à hot-dog qui auraient porté, à cause du trait vert forêt qui n’apparaît malheureusement pas sur la photo, la marque d’une fente superficielle d’un couteau. 4- Pour annuler l’effet saucisse fendue, j’ai voulu garnir les masses rouges avec du rose, en déposant des espèces de pétales le long des lignes vert forêt. Et c’est ainsi que j’en suis arrivée aux cerisiers japonais. Que vais-je faire maintenant, quand je vais arriver à la maison ? Peindre autre chose par-dessus les grappes de cerisiers, ou poursuivre jusqu’à en avoir plein le mur ? Je ne le sais pas encore au moment où j’écris ces lignes.
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Badouziennes
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Une autrice illustrement inconnue !
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J’imaginais que tu traçais ces lignes (noires) le long de ces saucisses, pour imiter les lignes des bas de nylons des années 40? 50?… En faire des jambes en manque de sexe et allant à la drague.
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