Jour 1 474

Le corsage rayé d'Édouard Vuillard

Le corsage rayé d’Édouard Vuillard

J’ai vécu les deux extrêmes d’une même situation en moins de 24 heures. J’ai mangé hyper gras hier soir, à savoir des fish & chips qui trempaient dans leur huile au restaurant Les trois brasseurs, rue Ste-Catherine. J’étais en compagnie d’Yvon après notre visite de l’exposition De Van Gogh à Kandinsky au Musée des beaux-arts. J’avais les jambes en compote et les pieds enflés dans mes chaussettes de laine dans mes grosses bottes, après trois heures à m’être tenue debout sans m’asseoir. Comme je mourais de faim, et de soif, j’ai tout avalé en me délectant, et en alternant les bouchées avec des gorgées de bière blanche, froide et délicieuse. J’ai tout digéré ça sans aucune difficulté. Nous avons mangé dans le bruit en devant parler fort, mais cela ne m’a pas du tout dérangée. J’ai fait part à Yvon que notre repas était particulièrement gras avant de l’entamer, mais, encore une fois, cela ne m’a pas du tout dérangée. Lui non plus, il a même fini son assiette avant moi. J’ai mangé ce midi au restaurant Aux vivres, boul. St-Laurent, avec un ami plus enclin à surveiller son alimentation. Au menu, du riz brun, des légumes bio et du tofu grillé accompagnés d’une vinaigrette qui était peut-être à base de sésame. C’était bon et tellement nutritif, mine de rien, que je n’ai pas terminé mon (grand) bol. Nous n’avons pas eu besoin de nous époumoner pour parler. J’ai alterné les bouchées végétaliennes avec des gorgées d’eau fraîche. L’endroit est bien fréquenté, ai-je pu remarquer, car une vedette de la télévision était assise juste à côté de nous. Une vedette qui fait attention à sa santé. Moi aussi, j’ai tendance à prendre soin de ma santé. Or je ne me reconnais plus. J’ai préféré manger bien gras et dans le bruit. J’étais peut-être encore sous l’effet du ravissement d’avoir longuement observé, malgré la cohue car il y avait beaucoup de monde, Le corsage rayé, d’Édouard Vuillard. J’adore.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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