Je me suis absentée assez longuement, treize jours, de la maison de Montréal pendant la période des fêtes. J’étais bien entendu chez Denauzier. À mon retour, hier lundi après le travail, un petit mot d’Emma m’attendait sur la table, qui me disait d’une part qu’elle allait rentrer tard le même soir, ensuite qu’elle comptait se lancer dans la lecture de Principia Mathematica de Newton, pas forcément hier soir, et enfin que je lui avais beaucoup manqué. Beaucoup d’informations en peu de lignes ! M’attendaient aussi deux cartes de souhaits, une carte européenne de mon amie qui vit maintenant au Portugal, et une carte ontarienne de ma seule et unique Thrissa. Dans l’ontarienne, mon amie m’a écrit, à travers les souhaits, qu’elle ne m’oubliera jamais. Cela m’a fait chaud au cœur. Je me suis rappelé qu’il y a maintenant longtemps, plus de vingt ans, Jacques-Yvan, dans notre première année de relation, m’avait donné une carte représentant Les mariés de la Tour Eiffel de Marc Chagall, dans laquelle il avait écrit, idem, qu’il ne m’oublirait jamais. Ma copine anglophone est plus ferrée que Jacques-Yvan en conjugaison des verbes car elle n’a pas omis le e du suffixe er pour les verbes du 1er groupe. À l’époque, j’avais été un petit peu déçue que Jacques-Yvan l’ait oublié. En retour de cette carte de Marc Chagall que Jacques-Yvan me donnait, je lui en avais donné une également. Nous avions été séparés pendant quelques semaines et nos retrouvailles venaient, nous avions eu la même idée sans nous en parler, avec chacun une carte de mots tendres. La carte que j’avais donnée à Jacques-Yvan était, elle aussi, la même, celle des Mariés de la Tour Eiffel.
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