Je n’ai pas écrit mon texte 1 494 hier comme j’aurais dû le faire. Je l’écris donc aujourd’hui. Le pire c’est que Denauzier n’y est pour rien, puisqu’il travaille cette semaine à Edmonton. Il n’est pas venu me visiter à Montréal, autrement dit, et je ne suis pas allée le visiter non plus à SJDM, ce qui n’est encore jamais arrivé, en milieu de semaine. Ce sont les contingences de la vie qui m’ont empêchée d’écrire. Hier midi j’étais à l’Hôtel-Dieu pour me faire piquer le doigt. Le résultat était très bon, je n’y retourne donc que dans six semaines, which is a good thing. Aller me faire piquer le doigt, dans la tempête, même si je voyage en métro, et revenir travailler, c’est déjà beaucoup me demander. J’aurais pu écrire mon texte après le travail, quand tout le monde part, que l’environnement devient (enfin) tranquille et que j’éteins les néons au plafond, mais à la place je suis allée au restaurant, avec Bibi, dans mon quartier. Nous quittions le restaurant et nous nous apprêtions à nous extasier, sur le trottoir, devant tant de beauté neigeuse, quand une amie lectrice de mon blogue nous a croisées. Elle habite à quelques rues de chez moi. Nous avons échangé quelques nouvelles puis elle m’a demandé ce qui était arrivé des contenants de crayons qui m’ont fait damner, la fois que j’étais au téléphone, que j’avais besoin d’un crayon qui écrit, et que je n’en trouvais pas un maudit dans le tas. Dans les cinq tas, puisqu’il y avait cinq contenants. Je lui ai répondu que j’avais testé tous ceux qui semblaient être en état d’écrire, et que je n’avais conservé que ceux qui, après avoir été testés, écrivaient.
– Donc, m’a-t-elle demandé, tu as jeté ceux qui n’écrivaient pas ?
– Exact.
Sur ce nous nous sommes séparées. J’avoue ne pas avoir été très attentive à ce que me disait ma sœur, sur le chemin du retour. Je me suis plutôt demandé ce qui pouvait avoir intéressé ma lectrice par rapport aux crayons…
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