Jour 1 525

Une photo sur le thème des technologies modernes

Une photo sur le thème des technologies modernes

Quelques précisions et rectifications par rapport au texte d’hier. D’abord, ce n’est pas 15 X 18 po., le format de la photo que je vais récupérer ce soir, mais 12 X 18. Les thèmes proposés, mais il fallait en choisir un seul, étaient la solitude, l’attente, le silence. Je trouve que ma photo exprime les trois. Denauzier ne sait pas qu’il y a une photo de lui sur mon blogue parce qu’il ne me lit pas. Cette semaine est celle du dernier cours. J’avoue que mon physique va apprécier, les semaines à venir, ne pas avoir à passer quelque douze heures d’affilée à l’université. Je n’ai plus l’âge des douze heures d’affilée, à l’exception du sommeil. Là où je voulais en venir hier, avec les toiles que je laisserais volontiers sur les murs si je vendais ma propriété à la campagne, ou avec les CD que je n’ai pas de scrupules à jeter, c’est que je n’accorde pas tellement d’importance au matériel. Mais je n’accorde pas tellement d’importance non plus au paraître, à l’image, comme en témoigne mon habillement. Et je n’en accorde pas tellement non plus au confort, je ne chauffe pas beaucoup la maison en hiver, par exemple. Pas tant par rapport au confort qu’au réconfort, nous nous accommodons, Emma et moi, d’un frigo souvent dégarni. Je n’accorde pas trop d’importance enfin à l’argent, heureusement, parce que lorsque j’ai fini de payer mes dépenses mensuelles, il ne me reste plus. J’accorde de l’importance, en revanche, et je ne le savais pas avant l’arrivée de Denauzier dans ma vie, à la poésie. Je le regarde et je suis touchée par la manière dont il s’appuie la tête sur la main, son bras appuyé sur l’accoudoir du canapé.
– Pourquoi souris-tu ?, me demande-t-il.
– Parce que j’aime ta manière d’appuyer et d’incliner ta tête sur ta main.
– Pourquoi souris-tu ?, me demande-t-il encore.
– Parce que tu regardes souvent l’heure à ta montre.
– Pourquoi m’aimes-tu ?, lui ai-je demandé l’autre fois, en manière de poésie.
– Parce que tu souris, m’a-t-il répondu.
Travail d’équipe.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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