Jour 1 530

Jeudi soir après le travail je me suis rendue à St-Jean-de-Matha, j’y ai très bien dormi. J’avais laissé des sous à Emma à notre cachette habituelle, cachette que je ne peux pas dévoiler ici pour des raisons évidentes. Il semble que le montant n’ait pas été suffisant parce qu’elle n’a pas eu grand-chose à apporter pour son lunch, aujourd’hui mardi. Vendredi matin, nous étions en voiture dès 7h03 direction Val-d’Or. Puis Rouyn. Puis La Sarre. Puis un endroit qui n’apparaît pas sur ma carte routière du Québec, qui s’appelait St-Lambert et qui s’appelle maintenant Des Méloizes. J’ai découvert comment les gens fêtent en Abitibi, mais comme nous sommes partis relativement tôt après le souper d’anniversaire, vers 21h30, parce que nous étions à moitié morts, nous avons quitté la fête avant que le party soit pogné. Nous dirons donc que j’ai eu un avant-goût de ce qu’est une fête en Abitibi. D’abord, tout le monde se réunit dans le garage, bien chauffé, dans lequel se trouve une quantité importante de vieux sofas, de berceuses, de la-Z-boys placés en cercle. C’est l’fun, comme on est dans le garage, on peut garder nos bottes. Il y a bien entendu une télévision dans le garage et plusieurs boîtes de son, on se croirait dans une salle de cinéma. Parce que les maisons que j’ai visitées, et il y en a eu plusieurs, étaient toutes équipées d’écrans géants qui étaient allumés à longueur de journée, certains avec le son, d’autres sans le son, j’ai été surprise de découvrir que la télévision du garage où se tenait la fête était petite. Toutes les chaises et tous les fauteuils du cercle étaient occupés pour suivre la partie de hockey. Dans le garage, presque tout le monde boit, et les fumeurs fument. Cela a incité Denauzier à se trouver un fauteuil en retrait, donc à l’extérieur du cercle, pour pouvoir respirer tranquille. J’ai adoré ça, j’ai pu le cajoler à l’extérieur du cercle, dans la pénombre du garage, dans une certaine intimité.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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