Ça y est, je me lance dans une autre histoire de foulard. Cette fois, il est dans les teintes de noir, de gris, de blanc. Il s’agit du foulard auquel j’ai sauvé la vie au Village des valeurs, il y a plusieurs années maintenant, il traînait par terre et les gens marchaient dessus, jusqu’à ce que je le ramasse et l’achète, 1 $.
Nous faisons un exercice de typologie dans mon cours de photo. Cela consiste à prendre le même objet et à en présenter plusieurs versions, si on peut dire. Pour nous donner un exemple, le professeur a apporté dix photos grand format de dix fenêtres, une différente, autrement dit, sur chaque photo, mais l’angle et le cadrage demeurent les mêmes. Sur chacun de mes clichés, le foulard sera porté différemment sur la tête de ma sœur. J’adore le résultat obtenu ci-contre, mais le problème c’est que les autres photos sont moins bonnes, or j’en ai pris 86. Bibi m’a vraiment fait plaisir parce qu’au début elle ne voulait pas participer, en raison, encore une fois, de son feu sauvage. Rappelons-nous qu’elle avait aussi un feu sauvage lors de la prise de photo au foulard rouge, mais il était plus gros et plus bas sur la lèvre. Mais nous avons évoqué le fait que le virus Ébola tue des gens, et que les Gazaouis doivent faire bien pitié dans leur pays dévasté par les attaques, même si on n’entend plus parler d’eux dans les médias. Du coup, Bibi m’a dit qu’un feu sauvage, il n’y a rien là, et nous avons pu entamer la séance de photo, dans sa cuisine. C’était après le souper de l’Action de Grâces, donc hier soir, nous avions le ventre rempli de dinde succulente. Pour réussir ma typologie de dix, je vais devoir photographier mon sujet, Bibi ou un autre, dans les mêmes conditions : même cadrage, même distance du sujet, même éclairage, mêmes paramètres de vitesse et d’ouverture…
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