J’écris ce samedi parce qu’hier vendredi il m’a été impossible de le faire, ou alors il aurait fallu que je le fasse à 23h00 et j’étais trop fatiguée, j’ai préféré aller faire dodo avec Mia –Denauzier n’est pas encore revenu de l’Alberta. De toute façon, aujourd’hui samedi, je suis au travail.
Thrissa m’a téléphoné hier après-midi pendant que je formatais la longue liste des programmes d’études supérieures que j’inclus dans les annuaires généraux.
– J’appelle pour te dire que je suis en train d’écouter de la musique francophone, me dit-elle depuis son cellulaire dans l’auto, et cela me fait penser à toi.
– Ça adonne bien que tu me dises ça, lui ai-je répondu, parce que je suis en train d’écouter Snatam et cela me fait toujours penser à toi.
– I love you, fut sa réponse.
– I love you too, fut la mienne.
– Nous serons une cinquantaine de personnes demain à la maison, enchaîne-t-elle, pour l’anniversaire de James (son mari), il a soixante ans.
– Wow, comment allez-vous faire ?, lui ai-je demandé, on annonce de la pluie.
– Il pleut déjà ici et en fait on annonce des tornades. Mais tu connais James, on verra demain, en temps et lieu.
– Sa mère se déplacera-t-elle pour être avec vous ?
– Elle est probablement en voiture, en ce moment, elles sont trois amies à venir ensemble.
– Qui conduit ?, ai-je demandé, me rappelant que la mère de James a 90 ans.
– Bien c’est elle. Imagine, une des amies a 89 ans, et l’autre 92.
– C’est merveilleux, elles sont en forme.
– Oui, le seul problème, c’est qu’elles ne peuvent pas transporter beaucoup de bagages parce qu’il y a trois roulottes dans le coffre de la voiture et le coffre est petit.
– Trois roulottes ?
– Bien, comment ça s’appelle les machins à roulettes pour marcher ?
– Des marchettes !
Je me suis tellement éclatée de rire que mes collègues, je crois, n’ont pas apprécié le choc des décibels dans les tympans.
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