Jour 1 568

Je suis en train de lire un livre sur la synchronicité, intitulé Il n’y a pas de hasards de Robert Hopcke. J’en ai déjà parlé, la synchronicité c’est une sorte de coïncidence signifiante, qui peut nous amener à découvrir du sens à un endroit que l’on n’osait pas explorer. Le jour du décès de maman, il s’est produit la chose suivante, et je me demande si elle a à voir avec la synchronicité. Je sors de chez Bibi bien calme, la journée est terminée, nous nous sommes réunis quelques-uns chez elle avant que de nous séparer chacun de notre  bord. Je monte dans ma voiture, je m’arrête au Métro d’alimentation de la rue Beaudry faire quelques courses en prévision du week-end à la campagne. Je sors de ma voiture. À ma droite, quelqu’un sort de sa voiture en même temps. Sa voiture est blanche, comme ma Sonic. C’est une Citroën 1986 qui me rappelle les voitures qui circulaient à Paris quand j’y faisais mes études en 1988. De calme, je deviens presque exaltée. J’aborde le conducteur pour lui parler de sa voiture. Je me découvre subitement une passion pour les vieilles Citröen, comme si j’y connaissais quelque chose. Il remarque que je porte, encore collé sur ma robe, un autocollant sur lequel apparaît une photo de maman. Il me transmet ses condoléances. Par réflexe, je ne sais pas pourquoi, je tire sur l’autocollant pour l’enlever, mais je me ravise et je le recolle. Regardant cette zone de ma personne, l’autocollant étant près du décolleté, l’homme remarque ma cicatrice et me dit qu’il souffre lui aussi, depuis 28 ans, de problèmes cardiaques. Je réponds que je ne souffre de rien et que, même, l’opération ne m’a pas fait tellement mal, et que ma cicatrice est le résultat d’un changement de valve grâce auquel, en fait, je me sens mieux, sur le plan cardiaque, que bien des gens de mon âge. Je ressens un frisson parce qu’il commence à se faire tard et nous ne sommes qu’au mois de mai, la température a baissé. Je dis au conducteur de la Citroën que j’ai froid et qu’il fera encore plus froid à la campagne où j’habite. L’homme me dit qu’il habite à la campagne aussi, à St-Alphonse. Je m’exclame Moi aussi ! et je lui demande s’il ne voudra pas, puisque nous sommes appelés à nous revoir, me faire un tour de voiture à un moment donné.
– Bien sûr, me répond-il en mettant la main sur mon bras.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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