Jour 1 603

Avoir du toupet

Avoir du toupet

J’ai le même problème avec mes fichiers JPG qu’avec ma série alphabétique de toiles à l’acrylique. Il s’est créé une congestion de fichiers pour une même lettre, et ma taxinomie ne fait que commencer ! À l’heure actuelle, cinq fichiers JPG se disputent un titre qui commence par A. Il y a ma tante décédée Alice, dont le montage a déjà été publié, un ami André dont le montage a aussi été publié mais depuis je l’ai transformé de telle manière que je n’oserais pas republier André sans son consentement, il y a une jolie nièce Anne sans aucune ride dont le montage s’est fait tout seul et dont le résultat est très intéressant, mais il y a aussi Androgyne et Avoir du toupet. Hier, j’ai travaillé sur Avoir du toupet, ci-contre, qui s’intitule de la sorte parce qu’on ne voit que le toupet du jeune homme qui dépasse du foulard des membres de la secte. Le titre pourrait aussi être sous la lettre E pour Être têtou comme une moule, comprendre Être têtu comme une mule dans une bouche anglophone ou peut-être hispanophone. Lorsque tourné à 90°, le toupet ressemble je trouve à une moule, à cause de la couleur, de la texture et de la forme ovale. Le cas de Androgyne est quant à lui bien particulier : sur le visage d’un tonton octogénaire, j’ai collé, à la place de sa bouche à lui, la bouche de ma sœur quinquagénaire qui avait, le jour de la prise de photo il y a maintenant deux ou trois ans, un gros feu sauvage à la lèvre inférieure. L’androgynie est donc obtenue par le mélange masculin féminin de tonton et de sœurette. Il faudra que je demande à tonton quel effet ça lui fait d’avoir un feu sauvage, lui qui n’en a jamais eu. Si je lui posais la question un jour, et bien que lui décrivant le contexte, il penserait que je suis folle, ou qu’il est devenu fou. Les collègues me disent que je travaille tout le temps, je pense qu’ils ont raison, alors je vais m’arrêter ici, même si je ne suis pas en train de travailler mais bien de m’amuser.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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