Jour bicéphale. Le jour bicéphale précédent était le 1 717, il regroupe les photos numériques de mes 26 toiles alphabétiques, pour ceux qui s’en souviennent. Je ne pense pas avoir remarqué que les 1 818, 1 919, 2 020 et 2 121 étaient bicéphales. Qu’est-ce que j’ai bien pu écrire ces jours-là, je n’ose pas aller vérifier ! Que s’est-il passé depuis le jour 1 717 ? D’abord, 101 textes ont été écrits, mais ils ne passeront pas à la postérité. Des mosaïques au foulard rouge ont été façonnées, j’aime celle ci-contre. Elle respire, il s’en dégage du calme et de la douceur, et elle bénéficie d’un beau contraste de couleurs entre le rouge vin du foulard et les yeux bleus du sujet. Des mosaïques au foulard ont aussi été façonnées qui exploitaient la surabondance, l’accumulation à outrance. Je ne les retiendrai pas pour mon projet final. Depuis le jour 1 717, je me suis aussi retrouvée plein de fois dans des situations où il me semblait être la seule extraterrestre, encore et toujours, à ne pas comprendre les codes terrestres. J’ai patiné les mercredis midis. Je me suis inscrite à un cours de yoga. J’ai gagné un atelier de dix cours de photographie. J’ai changé la monture de mes lunettes. Je me suis fait couper les cheveux, ils sont enfin à mon goût. Il suffisait de peu de chose pour qu’ils soient à mon goût. J’ai concrétisé ce peu de chose hier soir dans la salle de bains : j’ai pris la première paire de ciseaux qui m’est tombée sous la main, et j’ai coupé la guiche pendouillante qui décorait mon faciès côté droit. Maintenant, j’ai une jolie coupe à la garçonne. Personne n’a commenté ce changement. C’est comme lorsque j’expliquais mes projets artistiques, aux évaluations de mes cours d’art à l’UQÀM en mi et fin de session, et que personne, absolument personne, n’avait de question ou de commentaire à exprimer. J’ai peint une grande toile, à la perruque rousse vue de dos, qui est moyennement intéressante. Je suis en train de travailler sur un autre grand format. En allant à la toilette, cet après-midi, je pense avoir trouvé l’idée qui tardait à arriver pour faire en sorte que ce deuxième grand format soit substantiellement intéressant. À suivre. On a le temps de toute façon, il reste 1 616 textes à produire.
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