Jour 1 682

Avec tout ce qui m’arrive, j’ai oublié cette semaine de respecter ma résolution 2014. Quelle est ma résolution 2014 ? Écouler mes six bâtons de rouge à lèvres. Comme j’en découvre chaque jour de nouveaux, je ne sais pas si je dois continuer de parler de six bâtons, j’en ai peut-être neuf dix en circulation. Une résolution plus intéressante serait de vendre quelques œuvres, de trouver le moyen de vendre quelques œuvres. J’y travaille mais les résultats sont lents à se manifester.
Qu’est-ce qui arrive tant dans ma vie qui me déstabilise au point d’en oublier ma résolution ? Rien. Ou si peu.
Je me suis acheté des patins et je patine le midi à la patinoire du CEPSUM.
J’essaie de marcher d’un bon pas lors de mes déplacements. Au bout d’une dizaine de pas, je reviens à ma vitesse habituelle, je me rappelle que j’essaie de marcher d’un meilleur pas, je m’y remets. Cela ne dure pas, je savoure ma persévérance malgré tout.
J’achète plus de nourriture parce qu’Emma est encore en vacances et passe ses journées avec des amies à la maison. À voir à quel point le frigo se vide malgré tout ce que je mets dedans, j’ai l’impression que les filles mangent tout le temps.
Je continue de recevoir La Presse et de la lire le matin dans le métro. Je prends le métro pour aller travailler et aussi pour me faire piquer le doigt à l’Hôtel-Dieu une fois par semaine. Je bénéficie pour cette obligation d’un nouveau parcours en transport en commun que j’apprécie grandement depuis ma découverte de l’autobus 144.
J’interromps ma lecture de l’article que je savoure dans La Presse, dans l’autobus, pour savourer l’apparition des rayons de soleil, à travers la vitre grise de saleté de l’autobus.
J’appelle ma fille pour lui dire que je l’aime (et lui demander s’il faut acheter du lait et du pain). Elle me répond d’acheter des pizzas.
J’attends la livraison non d’une pizza mais de mes fameux canevas à calibrage pâle et calibrage foncé. J’espère en savourer le résultat.
Je savoure l’idée du prochain projet auquel j’ai déjà commencé à donner vie avec ces canevas.
Je caresse l’idée que je vais savourer la grasse matinée demain samedi.
Il ne se passe rien dans ma vie et, dans le fond, ce n’est peut-être pas nécessaire qu’il s’y passe quelque chose.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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