Donc, la joyeuse bande des collègues s’est réunie vendredi dernier chez moi sur fond de salsa dans une cacophonie à laquelle je ne suis guère habituée, toute monastique étant habituellement ma vie. Trois collègues sur neuf invités, nous étions dix incluant ma personne, donc un tiers de l’ensemble, c’est déjà pas si mal, ont manifesté de l’intérêt pour parcourir les pièces innombrables de mon logement afin d’y découvrir mes œuvres. Ici et là au fil de notre parcours, je ramassais et recollais mes titres et mes lettrines qui tenaient de moins en moins bien sur les murs.
– Les titres ont quelque chose en commun, étais-je en train de commenter doctement dans le salon, quand les collègues restés à l’arrière dans la cuisine nous ont appelés pour partager le dessert.
– N’attendez pas qu’il fonde, dépêchez-vous !, ont-ils ajouté.
Je voulais bien entendu parler de la caractéristique des titres qui finissent tous par le son é, alors que les collègues dans la cuisine parlaient de la bombe glacée (l’adjectif de la bombe, ici, sur le plan sonore, ne peut pas mieux tomber, et de même cet infinitif).
On comprend que l’événement Vente de mes œuvres fut pour le moins discret et ne s’est déployé qu’en filigrane dans le brouhaha de cette auberge espagnole.
En résumé, la soirée fut très réussie et appréciée, mais le problème de l’écoulement de mes œuvres demeure entier.
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