Jour 1 690

Bibi et moi

Bibi et moi pendant ma convalescence

Demain matin première heure je retourne à l’Hôtel-Dieu. Heureusement, j’ai trouvé un nouveau trajet. Je lisais La Presse dans le métro lundi dernier, un petit entrefilet sur Dieudonné et les quenelles qui m’a fait penser à Clovis. Captivée par l’entrefilet, je n’ai pas réalisé qu’on était arrivé à la station Berri, où je voulais emprunter la ligne verte et me rendre à la station Place-des-Arts. De Place-des-Arts, je m’arrange pour trouver, toujours approximativement mais je finis par m’en sortir, la rue St-Urbain que je prends vers le nord jusqu’à l’hôpital. Je lève la tête, en ayant fini de Dieudonné, et je me rends compte que je suis rendue à la station Sherbrooke. Mince ! Je sors et découvre miraculeusement une affiche qui annonce l’autobus 144 qui se rend à l’Hôtel-Dieu. Je n’en crois pas mes yeux. Je me rends à l’arrêt du 144, je ne m’approche guère de l’arrêt, en fait, tellement la file est longue, et j’attends. Très vite, on peut monter se réchauffer. Très vite, j’arrive à l’Hôtel-Dieu. Avoir été débrouillarde en visitant par exemple le site de la STM, je connaîtrais ce trajet depuis longtemps. Dans un passé pas si lointain, ma manière de me débrouiller consistait à me dire Je vais demander à Jacques-Yvan. On ne peut pas dire que ce soit tellement mieux maintenant.
Je ne ressemble pas tant que ça à Bibi, mais un inconnu nous voyant ensemble discerne sans difficulté que nous sommes sœurs. Donc, nous devons pas mal nous ressembler. Nous avons la même voix semble-t-il, à tel point que des gens se savent pas nous différencier au téléphone. Nous avons la même manière de « prononcer à la française », nous avons les mêmes airs et les mêmes gestes. Faisant tel air ou tel geste, bien souvent, c’est Bibi que je vois bouger à travers moi. Plus jeune, cela m’énervait au plus haut point. Bibi et mon frère les pattes d’ours ressemblent à maman. Yeux bruns, nez pointu. Je ressemble à papa ainsi que frérot Swiff Smith. Yeux verts et nez rond. Demain, je vais mettre en ligne une photo de papa qui confirme mes dires.

Avatar de Inconnu

About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire