J’entame habituellement les années nouvelles avec des résolutions. J’aime mes résolutions. Pour 2014, je voudrais liquider, en les utilisant, mes vieux rouges à lèvres avant que de penser en acheter de nouveaux. Mon esthéticienne me dirait qu’ils sont tous bons pour la poubelle, de toute façon, au-delà d’une saison. Je voudrais aussi porter chaque semaine de l’hiver, donc pendant les trois mois et demi à venir, mes bons vieux chemisiers de coton (un vert émeraude Tristan trop grand et deux bleus Jacob) avec ma nouvelle jupe Mexx achetée 8 $ chez Renaissance. Tout un programme.
Certaines choses plus sérieuses pourraient être envisagées, comme m’inscrire au cours gratuit de mise en forme qui est offert au personnel de l’université –non pas seulement m’inscrire mais aller aux cours deux fois par semaine pendant douze semaines; ou produire une toile minimum par mois; ou, encore mieux, produire une toile minimum par mois en me lâchant lousse dans l’application des couleurs quitte à éclabousser les murs et le plancher; ou tâter une autre forme d’exploration artistique comme les collages ou la sculpture; ou noter plus sérieusement la quantité de légumes verts que je consomme pour m’éviter les résultats RIN en dents de scie que je connais depuis mon opération quand je vais me faire piquer le doigt à l’Hôtel-Dieu –d’ailleurs je dois y aller demain matin; ou coudre pour en faire une couverture la vingtaine de petits carrés que j’ai tricotés il y a maintenant presque deux ans à l’époque de mon cours de tricot; ou reprendre mon projet des personnages au foulard rouge autour de la tête attaché serré en-dessous du menton pour avoir l’air fou. Mais toutes les propositions de ce deuxième paragraphe ne me disent rien. Seules me sourient les deux propositions du premier paragraphe.
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Badouziennes
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Une autrice illustrement inconnue !
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