Je suis rendue à la 25e lettre de mes présentations alphabétiques. La dernière lettre est réservée à une œuvre de grand format, à savoir mes Continents qui se côtoient, titre que je vais devoir transformer pour qu’il commence par Z et finisse par le son é. Je n’ai pas fini de chercher !
À l’instar de mon triptyque, cette avant-dernière toile –dont le titre m’est venu hyper facilement à l’instant– date elle aussi du temps de François. Je portais souvent mes pantalons GAP et mon chandail de coton rayé bleu et blanc, dans cette période-là, comme en témoigne la photo ci-dessous sur laquelle on me voit à l’oeuvre, peinant sur Wakiko agenouillée. Je pense que François, hormis me photographier, était en train de préparer le souper. J’ai les cheveux longs, non teints. Je porte mon ancienne monture de lunettes, dans la mesure où je viens d’en changer la semaine passée. Je n’avais alors pas mal aux pieds et l’obligation de porter des orthèses. Ce n’est peut-être pas le cas sur la photo, mais je me rappelle que j’aimais porter mes jolies bottines noires avec ce pantalon. Je pourrais encore les porter, sans les orthèses cependant car les bottines sont étroites et ajustées. Cela veut dire que j’aurais mal aux pieds et absolument pas envie de marcher. Donc, je ne les porte pas.
Comment ça se fait que mes toiles finissent par être tellement remplies ? Je les commence en voulant être zen, visant un résultat dénudé, épuré, délesté de fioritures pour m’inscrire dans une modernité branchée et intellectualisée, et la première chose que je découvre, c’est qu’il ne reste plus un seul centimètre non exploité.
Pour créer une illusion de respiration, je me demande si je n’ai pas couvert Touffu tout enflammé du même blanc que celui qui a servi à cacher le surplus de jaune qui reluisait trop sur ma pomme verte. Ce blanc crée un effet duveteux qui me plaît quand même pas mal. J’étais découragée, quand j’ai terminé cette toile hyper chargée, n’ayant pas atteint mon objectif de légèreté, mais maintenant je l’aime, comme toutes mes toiles d’ailleurs. D’une manière ou d’une autre, pour une raison ou pour une autre, je les aime toutes.
-
Badouziennes
Textes antérieurs
Qui est Badouz ?
Une autrice illustrement inconnue !
Catégories

Ping : Jour 1 717 | Les productions Badouz
Superbe… me met le coeur à l’envers… oui, j’y voyais du duvet moi aussi, ou des rognures de tissus de toutes les couleurs. Si riche de détails, cohérents dans leur style, qu’on dirait une photo.
Continents qui se côtoient … Ze continents rassemblés ?
J’aimeJ’aime
Trop prévisible, ce The prononcé Ze, tu ne trouves pas ?
J’aimeJ’aime
À la fois calme et mouvementée, j’aime assez l’esprit de cette oeuvre. Beaux contrastes de couleurs.
J’aimeJ’aime
Ping : Jour 1 699 | Les productions Badouz