Dans la maison de Montréal, je compte 16 toiles, actuellement accrochées aux murs, qui pourraient faire partie de ma future et première exposition. À la campagne, j’en compte cinq ou six. J’aurais donc une vingtaine d’œuvres à proposer. Elles ne sont pas toutes signées et la plupart n’ont pas de titre, ou alors, pour celles qui en ont un, il s’agit d’un titre dans ma tête. Je m’en tiens aux œuvres récentes, non figuratives, qui s’apparentent à la mosaïque, au mandala, aux figures géométriques très colorées que l’on obtient à travers un kaléidoscope. Dans tous les cas, le médium est le même : acrylique sur toile. C’est sûr que tout vendre, imaginons l’impossible, mes murs seraient pas mal dégarnis. Mes proches, famille et amis, sont excessivement optimistes. Ils me voient déjà prendre une retraite anticipée pour me consacrer à mon art. Je suis pour ma part plus sceptique, d’autant que je regarde en ce moment le visage patate qui flotte dans la flaque jaune de l’Île-du-Prince-Édouard. Je demanderais bien sûr un prix très modeste pour chacune des toiles, allant de 75 $ à 300 $, en fonction du format. C’est quand même tentant d’organiser l’événement, ne serait-ce que pour vérifier qu’il sera vain d’en organiser d’autres ! Je pourrais, tant qu’à faire, me confronter à un défi supplémentaire : me rendre jusqu’à vingt-six toiles et donner à chacune un titre qui commence par une lettre à chaque fois différente de l’alphabet !
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