Jour 1 750

J’écris aujourd’hui dimanche le mot de demain lundi. Je suis à Montréal, les portes sont grandes ouvertes devant et derrière. J’entends, du petit bureau de travail où je suis installée, qui donne sur la rue, la circulation automobile, bien sûr, le bruissement des feuilles quand il n’y a pas d’automobile, le cri des enfants qui jouent pas très loin, et la machine à laver. Je suis entourée des notes de physique et de mathématique d’Emmanuelle qui s’installe ici pour préparer ses examens de fin d’année. Elle étudie en même temps qu’elle écoute de la musique sur YouTube et qu’elle aide ses amies à solutionner des problèmes de sciences sur FaceBook ! Elle entend probablement elle aussi les automobiles, les feuilles, les enfants et tout ça, mais peut-être qu’elle ne s’en rend pas compte, elle est trop occupée !
Je ne sais pas comment je me sens. Je me sens certainement mieux qu’hier car hier j’étais épuisée. Tiens, j’ai trouvé ! Je me sens en convalescence, alors que je n’ai pas encore été opérée –et que je me demande bien quand est-ce que je le serai ! Je suis tranquille à la maison, je ne bouge pas trop, j’achève un roman policier commencé hier.
J’ai décidé d’écrire des mots plus courts, dorénavant, pour différentes raisons. D’abord, pour renouer avec le début de mon expérience, il y a deux ans. C’était avant de me lancer dans les questionnements philosophiques qui font trois pages et demie à double interligne, une fois copiés dans un fichier unique qui contient tous mes textes. Autre raison de faire court : habituer mes lecteurs à la future facture de mes textes, dans la mesure où je voudrais écrire ne serait-ce qu’une phrase par jour, une fois que j’aurai été opérée et que j’aurai retrouvé la capacité de bouger. Troisième raison : pour faire changement, car tout artiste doit se ressourcer, chercher, explorer diverses voies afin de ne pas se figer dans une seule dont il est facile de devenir captif à un moment donné.

Avatar de Inconnu

About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée, publiée dans 2 200 textes en 10 ans, est marquée , , , , , , , , , . Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire