Alleluia !, comme lorsque nous attendions depuis une heure au restaurant, Emma et moi, et que la pizza est enfin arrivée. J’avais même levé les bras au ciel –jour 1 946.
Bravo Lynda.
Ça fait aujourd’hui deux ans que j’écris sur mon blogue les jours que je travaille.
Donc, lundi prochain, je vais entamer ma troisième année d’écriture.
Et j’arrête là ma série alphabétique pour aujourd’hui.
Certains textes me plaisent, d’autres ont été écrits difficilement et ça paraît, ou alors en manquant de temps. Si je me rends au bout de l’exercice, dans encore sept ans, j’aurai accumulé 2 000 pages et j’aurai 61 ans.
Ma thématique préférée est la quête, la recherche à la seule fin de me casser la tête sans trouver de réponse, les questionnements qui vont dans tous les sens, les hypothèses qui vont se contredisant les unes les autres. Je suis un drôle d’animal et je n’ai certainement pas la fibre de la romancière qui tient ses lecteurs en haleine. Curieux que j’aime tant écrire, que les mots s’écrivent tout seuls sous mes doigts, mais qu’à ce fluide naturel ne soit pas associés le sens du récit et de l’architecture du texte. Bof.
La promenade de Yuri dans le Dakota du Nord s’avère jusqu’à maintenant mon thème préféré. Le passage où Yasmine et Yuri mangent du pudding au riz à la maison de campagne se veut quant à lui mon thème le moins sexy. Les alphabétiques sont laissées à elles-mêmes depuis un bon moment car je ne sais comment leur offrir une vie intéressante. Il suffirait je pense d’un coup de pouce et je pourrais leur insuffler une âme et les propulser vers des situations stimulantes. Mais à moi seule je n’ai pas la conviction que ça vaut l’effort. Ça me fait penser à un dessin que je traçais avec hésitation à un de mes cours, il y a longtemps. Je travaillais au pastel sec et tentais de créer une atmosphère en m’inspirant de Matisse. Au moment où je m’apprêtais à déchirer la feuille de papier, le prof est arrivé à mon chevalet pour me féliciter quant à l’utilisation que je faisais de la couleur.
Parlant des alphabétiques, un peu plus haut, j’ai cherché Simona ce matin sur le quai du métro pour lui annoncer la concrétisation de mes noces de cuir (deux ans) et malheureusement je ne l’ai pas trouvée.
Le sentiment de fond qui imprègne ma personne est quant à lui demeuré le même depuis ma naissance et sera identique dans sept ans. Une chose importante mais invisible sera différente qui devrait survenir dans les premières semaines de ma troisième année d’écriture : je porterai une valve mitrale métallique. Invisible, il faut le dire vite, puisque l’intervention va me laisser une longue fermeture éclair sur le sternum.
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