Jour 1 847

Jour 2 toujours, –c’est comme pour l’introduction de mes personnages alphas dans le récit, ça ne progresse pas vite–, nous nous rendons à la SNCF pour obtenir une carte orange. J’avais expliqué à Clovis que c’est une carte de couleur orange, sur laquelle se trouve en permanence une photo du détenteur de la carte –nous avions pris les clichés le jour de notre arrivée dans un photomaton du métro Chatelet– et sur laquelle un espace est réservé pour y glisser le titre de transport qui fait notre affaire selon nos besoins. Il peut s’agir d’un titre mensuel ou hebdomadaire, valide dans les zones dites 1 et 2 qui sont centrales à Paris, ou encore d’un titre couvrant un plus large spectre allant jusqu’à la zone 5 pour les banlieusards. Comme je sais que j’ai tendance à donner trop de détails, je m’en suis tenue à cette explication pour la carte orange et j’ai bien fait parce qu’elle n’existe plus (encore un petit deuil !).
Ne sachant pas encore que nous nous en allions nous procurer un passe Navigo, nous quittons l’appartement, descendons les 105 marches de l’escalier en colimaçon, atteignons le trottoir, marchons quelques pas main dans la main, et aussi vite nous arrivons car la SNCF est située pas loin, Place de l’illustre Maréchal Juin. Bien que Clovis soit récalcitrant à ma notion d’anges incarnés en des personnages qui nous guident dans la vie, je considère que nous sommes entrés dans l’édifice de la SNCF précédés d’un ange en la personne d’une jeune fille d’une quinzaine d’années accompagnée de sa maman. Il n’y avait personne au comptoir de service et je dirais même que le guichet semblait fermé depuis des années. Il y avait en revanche plusieurs machines distributrices des titres de transport les plus divers, mais aucune n’avait trait à la carte orange.
– Elle a peut-être changé de couleur ?, ai-je dit à Clovis en tournant la tête d’un côté et de l’autre.
N’avoir pas tourné la tête, je n’aurais pas vu l’ange adolescent pousser une porte que je croyais verrouillée et qui donnait accès, dans mon imaginaire personnel, aux balais, seaux et produits d’entretien. Je n’aurais jamais eu le réflexe de la pousser, c’est dire à quel point je ne suis pas aventurière. Derrière cette porte anonyme sur laquelle rien n’était annoncé, se trouvait le bureau de l’employée de la SNCF qui allait pouvoir nous aider. YES !

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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