Série vestimentaire – SV4

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Quatrième jour du défi 30 jours 30 hauts : Tunique Columbia

Le vêtement du cintre d’aujourd’hui est un tricot léger, fait d’un mélange de coton en mailles très fines, d’acrylique et de nylon. Il m’a fait des clins d’œil l’été dernier au magasin Sport Expert de Joliette, mais je le trouvais trop cher. Or, cet hiver, devant me rendre à Montréal au lendemain d’une tempête, sachant qu’il me serait impossible de stationner ma voiture, j’ai opté pour le transport en commun qui me fait arriver à la station de métro Radisson, de là je prends le métro jusqu’à Villa-Maria et j’aboutis dans le quartier de ma fille. Pour le retour, c’est évidemment le contraire, de Villa-Maria à Radisson. Sauf qu’à Radisson, j’ai raté d’à peine trente secondes l’autobus devant me conduire à Joliette. J’en ai été quitte pour me promener à la Place Versailles pendant deux heures en attendant l’autobus suivant. J’ai déjà fait part à mes lecteurs de ce moment de ma vie, d’où il ressort, mais ils le savent, que je me répète.
Je porte mon vêtement du jour 4 de mon défi, écrivant ces lignes, mais je devrai me changer avant d’aller dîner chez ma belle-maman dont c’est l’anniversaire aujourd’hui. 80 ans.
Pour faire une petite fantaisie, je porte la tunique à l’envers, le capuchon sur la poitrine. Cette manière de porter le vêtement est plus confortable que la manière conventionnelle car le capuchon, mine de rien, crée un poids vers l’arrière qui fait remonter la tunique à l’avant. Cela exerce une mini pression qui m’est désagréable. Je dirais qu’il s’agit d’une erreur de conception. Porter le capuchon à l’avant pourrait être acceptable en public, à la limite, puisque cela crée l’effet d’un col baveux. La couture, au centre du capuchon, produit un drôle d’effet, j’avoue, un effet métaphorique en ce qui me concerne puisqu’elle constitue une représentation de ma cicatrice qui est juste en-dessous.
J’ai choisi de porter ma tunique pour la photo, plutôt que de la montrer pendouillante sur le cintre. Je ne devrais pas suspendre ce vêtement sur un cintre, de toute façon, ça l’étire, le déforme, et il glisse à tout bout de champ.
Donc, déambulant à la Place Versailles, les bras chargés de sacs lourds, j’ai découvert une espèce d’entrepôt qui jouxte le magasin Sport Expert. J’y suis entrée, j’ai aperçu la tunique, offerte au prix de 9,99$, je l’ai achetée.

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Vue de dos

Mon mari, homme patient qui se prête à mes folies en autant qu’elles ne lui demandent pas trop de temps, a accepté de me prendre en photo avant même son premier café, ce matin, photo de face, puis photo de dos. Puis encore de face parce que la première photo n’était pas assez nette. Puis encore de dos parce qu’on ne voyait pas assez mes mains.
Pour terminer ce propos soporifique qui n’intéresse que moi-même, j’ajoute qu’il n’est pas agréable de taper sur mon ordinateur les bras couverts de cette maille fine parce que les fils du vêtement, aux points d’appui de mes bras sur ma table de travail, pénètrent superficiellement dans ma peau, là où un tricot épais constituerait au contraire une belle couche moelleuse. Mais quand je suis en mouvement, comme je m’apprête à l’être, mon texte étant fini, ma tunique est, contre toute attente parce que je n’ai pas arrêté de la critiquer, d’un grand confort.

 

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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