Jour 1 706

Xing-Li le guerrier

Xing-Li guerrier
Acrylique sur toile
16 X 20 po

Mince, je me suis fait avoir. Il ne semble pas y avoir de prénom d’origine africaine qui commence par X. Ni d’origine arabe, ni turque, ni catalane, ni rien. Alors je retourne en Asie et mon guerrier patron d’une tribu va s’appeler Xing-Li, prénom qui signifie Celui qui monte à cheval, aptitude qui est nécessaire à tout guerrier qui se respecte. Ici, le fond est uniformément gris et les masses sont dans les teintes de jaune. À l’avant, ce que j’appelle l’avant étant la partie inférieure droite du tableau, j’ai tracé des bâtonnets, trois parallèles, ils représentent des dents. Les deux masses rondes les plus fortes, vers le haut, sont les yeux. Le triangle plus foncé, au centre du masque, dont la pointe est inclinée vers le bas, pourrait être le nez. Il se dégage plus de vitalité, il me semble, d’un fond gris que d’un fond jaune pâle, duquel, et Wakiko en témoigne, il se dégage une calme sérénité.
On remarquera que mes deux membres du diptyque sont signés comme étant des œuvres Longpré, mais ils le sont en bas à droite, alors que je me suis décidée à signer dorénavant en bas à gauche, c’est ma marque de commerce. Il me semble que si on achète Wakiko, il faut aussi acheter Xing-Li, mais il arrive souvent qu’un acheteur parte avec un seul membre d’un diptyque, laissant l’autre abandonné à lui-même. J’ai deux diptyques, un qui ouvre l’alphabet et qui se situe à Barcelone, l’autre qui clôt l’alphabet, ou presque, et qui se situe en Asie. Comme quoi la peinture nous fait voyager. Au centre, s’appropriant les lettres K, L et M, –un sigle qui fait lui aussi voyager– se trouve le triptyque qui sera présenté prochainement. Pour créer un effet de fin d’exposition magistrale, le Z sera attribué à ma plus grande toile, celle dont j’ai déjà dit que j’y vois des continents qui se côtoient. Au terme de l’exercice, seule la lettre T attend toujours preneur. Elle ne perd rien pour attendre puisqu’elle se verra associée à un tableau abstrait que j’ai fait dans le mois qui a précédé ma rencontre avec François, à l’automne 2008. Ce tableau, maintenant, fait face aux gens qui entrent dans la maison, à la campagne. Il pare très bien une portion de mur de couleur terracotta choisie et appliquée par nul autre que Clovis.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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