Jour 1 725

Obnubilé par tant d'or à ses pieds

Obnubilé par tant d’or à ses pieds
Acrylique sur toile, papier de soie,
pigments secs
32 X 24 po

Ce n’était pas si difficile de me piquer le ventre au Lovenox ce matin, finalement. Et à bien y penser, j’ai couru après le trouble en mangeant trop de ratatouille et trop de soupe au chou, entre autres verdures. J’ai envie de me remettre à consigner dans mon carnet noir, comme je l’ai fait fin juin et tout le mois de juillet, la liste des aliments que je mange à chaque repas, avec indication de l’heure et de la quantité. J’ai envie aussi de manger comme je l’ai fait à l’hôpital, pendant mon séjour de neuf jours, d’autant que je n’ai même pas trouvé ça fade ou ennuyant. Ce matin, par exemple, au lieu d’attendre à 10h30 au bureau pour manger du yaourt nature écrémé à même le contenant Astro, en grande quantité, j’ai mangé des Corn Flakes en quantité normale à 7h30, arrosés du lait bio acheté par Clovis, à la table de la cuisine. Ce midi m’attendent dans ma boîte à lunch des oeufs durs, des pommes, une banane, quelques croustilles, bio elles aussi et de Clovis. Inquiète de ma valve, je me suis couchée en me programmant pour ne pas bouger, des fois que le mouvement faciliterait la circulation d’un caillot déjà formé. Ç’a marché. Je me suis réveillée sur le dos comme je m’étais couchée, sans apparence de caillot, chatonne sur mes cuisses n’ayant pas non plus bougé. Au moment précis de mon réveil, non pas provoqué par mon réveille-matin mais par les pas d’Emma sur le plancher craquant, je rêvais qu’elle tirait délicatement de ses doigts sur une chaîne en or, qui avait la particularité d’être enfouie dans mon corps. Elle la sortait de là par une fine ouverture dans ma cicatrice au sternum. Je ressentais à peine un chatouillement au fur et à mesure que la chaîne s’allongeait, mais je m’inquiétais de la sensation qu’allait produire le passage de la médaille sensiblement plus large. Comme je disais à Emma de faire attention, elle parvenait à faire sortir la médaille en provoquant à peine un étirement de ma peau. Cela m’apparaissait comme la résolution définitive d’un problème important. Je l’enlaçais en la remerciant abondamment. Je me suis dit aussi, en me réveillant, que c’est une des premières fois, depuis mon opération, que je me souviens d’un rêve. Avec tout ça, encore une fois, Obnubilé est laissé à lui-même, ne sachant où déposer ses sabots sous cet or coulant que l’on devine bouillant. Tiens, c’est intéressant, cette synchronicité aurifère, cette mise en ligne le jour de mon rêve…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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4 réponses à Jour 1 725

  1. C’est curieux… quand on regarde « la toile » de près (je veux dire,l’image de la toile, donc, pour expliquer les guillemets), on dirait la texture de la peau humaine, sans ses poils, vue à la loupe ou au microscope faiblement grossissant!

    Heureux que la piqûre ne soit pas le supplice que tu craignais!

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  2. Quand on zoome sur l’image, le cheval tourne d’un quart de tour. Je ne l’avais pas remarqué avant de zoomer, et pourtant il était à la verticale.

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  3. Ping : Jour 1 717 | Les productions Badouz

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